Marcus Malte

Rencontre avec un auteur

     

A l'école Emilie Carles, nous avons travaillé sur les albums de Marcus Malte.

 
Notre entretien avec
Marcus Malte
Le compte rendu de la rencontre écrit par les cycles 2 à la manière de Marcus Malte dans "Le chapeau"
 
Le vendredi 28 janvier 2011, il est venu à l'école et il a bien voulu répondre à nos questions.
 

Pourquoi avez-vous changé de nom ?

Mon nom, Marc Martiniani, est long et pas très facile à dire.
Je trouvais que Marcus Malte sonnait bien !

Est-ce que vous écrivez vite ? En combien de temps écrivez-vous une histoire ?

J’écris très lentement. J’écris un première fois, je relis, je ré-écris, je relis, …
Il m’arrive, à la fin d’une matinée de travail, de n’avoir écrit qu’une seule phrase, de ne pas en être satisfait et de ne pas la garder !

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire et pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

Je n’ai jamais envisagé l’écriture comme un métier.
Quand j’étais petit, je ne me disais pas que je voulais être écrivain mais j’aimais beaucoup écrire.
J’écrivais partout, tout le temps, des petits bouts d’histoire puis, plus tard, des histoires de plus en plus longues. J’ai toujours eu envie de créer : des histoires, de la musique, des images, …

Ce sont finalement les histoires écrites qui ont été les plus fortes.

   

D’où viennent vos idées ?

C’est l’écriture qui engrendre les idées. Je pars souvent d’une phrase qui sonne bien et c’est sa « musique » qui fait venir la suivante.

Quand je commence un livre, je ne sais jamais ce qu’il va raconter, quelle va être la suite de l’histoire.

Comment faites-vous pour trouver autant de phrases poètiques ?

Comme je vous l’ai dit, je mets beaucoup de temps pour écrire alors je cherche, je réféchis jusqu’à trouver le mot qui sonnera bien et qui donnera le bon rythme à mon histoire.
Le matériau du sculpteur est l’argile, celui du peintre la couleur, pour moi, ce sont les mots avec lesquels je dois jouer et travailler.

   

Pourquoi vos livres sont-ils tristes ?

Je ne crois pas que mes livres soient tristes, il me semble plutôt qu’ils ont des moments tristes et des moments joyeux, des moments sombres et des moments amusants ... comme dans la vie.
On trouve quand même que « Le chat Machin », c’est un peu triste quand il est seul dans la rue. C’est vrai ! Mais la suite de l’histoire est moins sombre. Un chat et un chien, qui normalement devraient se battre, deviennent de bons amis quand ils se connaissent mieux.

Est-ce que cela pourrait également être vrai pour des humains ?

Où écrivez-vous ? Avez-vous un endroit préféré ?

J’aime bien écrire, chez moi, dans mon bureau, plutôt le matin car je travaille mieux.

   

Combien avez-vous écrit de livres ?

J’ai écrit entre 20 et 25 livres, je ne sais plus exactement. Pour les enfants, je n’ai écrit que 4 albums et 2 romans pour les 10-13 ans, « Bandit »  et sa suite « De poussière et de sang ».

   
   

Dans « Ô corbeau » est-ce que vous vouliez nous dire qu’on ne peut pas tout avoir ?

Qu’est-ce que vous en pensez, vous ?
Est-ce que, dans la vie, on ne veut pas, parfois, ce qu’ont les autres et que l’on a pas ?

 

 

C’est l’histoire
D’un auteur qui vient dans une école
Parce que des enfants voudraient le connaître
Parce que des enfants lisent ses histoires
Parce qu’il a écrit le Chat Machin

C’est l’histoire
D’un auteur très connu
Très poétique
Très passionné
Et très passionnant

Un écrivain
Qui se prend
Pour un poète
Et qui utilise
- Joyeusement-
Des mots qui sonnent
Et qui résonnent

Les CP - CE1